Jacques Demarcq
Né en 1946, vit à Paris.
Membre du collectif TXT de 1979 à 1985
Derniers Sonnets (Carte Blanche, 1983), L’air de l’eau, un opéra (J.-M. Place, 1985), La Danse du dos (Æncrage, 1988), Portrait présumé (Royaumont, 1998), Le Tremlett (La Chaufferie, 1998), ChinOiseRies (G&g, 2000), ’Crivent (Électre, 2001), Contes à diction (Comp’Act, 2001) ; traduction des poètes E. E. Cummings (Flammarion, 1983 ; Clémence Hiver, 2001) et Andrea Zanzotto (Nous, 1999) ; ouvrage en cours (depuis 12 ans !), Les Zozios, sujet de nombreuses lectures publiques. Art, design : Des Abbayes, la Révolution (Saint-Michel, 1989), Dessin d’une collection (Frac-Picardie, 1991), La Page (BnF, 1999) ; a dirigé de 1994 à 1997 la revue de design Azimuts.
Le commentaire de sitaudis.com
Peu connu du grand public, Jacques Demarcq est cependant l’un des poètes les plus estimés par ses pairs ; même s’il paie souvent par une marginalisation injuste, les cruels traits d’esprit et les emportements de son très gros cœur, l’indéniable originalité de son travail force le respetc de tous les esprits épris de grande culture.
Et pris, Jacques Demarcq est très pris, comme les poètes modernes, par ces jeux de mots qui ne sont plus des jeux depuis Jarry, par la passion du rythme et du rire - hénaurme ou angoissé.
Mais comme tous les poètes, en tout cas comme tous ceux qui sont loués et doués, Jacques Demarcq a traduit (ou démarqué !) des poètes doués et loués tels que E. E. Cummings (dont le célèbre « 95 poèmes, recueil » chez Flammarion, cité par Pivot dans sa Bibliothèque Idéale !) et Andréa Zanzotto.
Outre son caractère de tromblon ( en écho à la rage d’Horace ? !), ses traductions et sa sidérante érudition, l’auteur de « La danse du dos » s’est fait connaître par la singularité de ses poèmes sur les oiseaux : avec une voix d’un beau timbre grave qui s’étire jusqu’à l’aigu, avec l’énergie faussement naïve d’un mimétisme des chants de la gent ailée, tour à tour aimée et détestée, avec une envie d’arracher au français des envols de plume aussi cocasses que pathétiques, avec des clins d’œil goguenards ou idolâtres à l’adresse des gloires du livre, avec l’âme ébouriffée d’un François d’Assise qui aurait perdu la foi, Jacques Demarcq a lâché ses « Zozios » comme autant de publications sonores que ses auditeurs ne sont pas prêts d’oublier.